« I have a drone »

Obama, président des drones

George W. Bush fût le « président des guerres » en Afghanistan et en Irak sous le prétexte du 11 Septembre 2001. Barack Obama, lui, sera certainement celui des drones.

George W. Bush utilisera modérément ces nouveaux engins de la guerre moderne, contrairement à Barack Obama qui en fera six fois plus usage au cours de son seul premier mandat que son prédécesseur au cours de huit années de présidence.

Obama, qui revendiquait pourtant une Amérique au « comportement exemplaire dans la conduite de la guerre », banalisera la pratique des « assassinats ciblés », parfois fondés sur de simples présomptions et décidés par lui-même dans un secret absolu.

Tandis que les frappes de drones militaires sont simplement « secrètes », les autres opérées par la CIA sont « covert », ce qui signifie que les Etats-Unis n’en reconnaissent même pas l’existence.

En mai 2012, le New York Times a révélé l’implication personnelle de Barack Obama dans la confection des kill lists.

Le 23 mai devant la National Defense University de Washington. Barack Obama y a prononcé un discours sur la « guerre juste », affichant une doctrine en matière d’usage des drones.

Une directive présidentielle, signée la veille, précise les critères de recours aux frappes à visée mortelle : une « menace continue et imminente contre la population des Etats-Unis », le fait qu' »aucun autre gouvernement ne soit en mesure d’y répondre ou ne la prenne en compte effectivement » et une « quasi-certitude » qu’il n’y aura pas de victimes civiles.

Barack Obama y a également reconnu l’existence des assassinats ciblés, y compris ceux visant des Américains, affirmant que ces morts le « hanteraient » toute sa vie.

Le président, tout en reconnaissant que l’usage des drones pose de « profondes questions » – de « légalité », de « morale », de « responsabilité « , sans compter « le risque de créer de nouveaux ennemis » -, l’a justifié par son efficacité : « Ces frappes ont sauvé des vies. »

Quelques jours plus tard, le Haut Commissaire des Nations unies pour les droits de l’Homme dénonçait les attaques de drones américains au Pakistan et en Afghanistan.

Or, le « président des drones » a déclenché un engrenage, nourrissant la colère contre Washington, voire un antiaméricanisme, et encourageant des pays comme la Chine, la Russie, l’Inde, le Pakistan ou l’Iran à se doter de ces technologies.

Lire également – ARGUS : 1,8 milliards de pixels pour vous espionner à 6 km d’altitude

Sources : Le Monde / Le Journal du Siècle



Catégories :Etats-Unis, Obama

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3 réponses

  1. demandez à Ahmadinedjad et à l’armée Iranienne ils en possèdent quelques un détournés aux us, (voir sur youtube) ah ah! ils sont prêt à vous fournir le mode d’emploi et si vous insistez il vous fournissent le carburant et là ce n’est pas du pétrole Iranien

  2. Sans avoir les tenants et aboutissants de l’emploi des drones, il est impossible d’avoir une opinion cohérente, sauf erreurs de tirs, pilotes malades mentaux ou ordres imbéciles du commandement …

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