25 % des hackers américains seraient des taupes du FBI

Hacker

C’est en tout cas ce qu’affirme dans une enquête du Guardian le journaliste Eric Corley, qui édite le magazine 2600 qui fait référence chez les hackers depuis son premier numéro en 1997.

Selon lui, un quart des hackers qui opèrent aux Etats-Unis auraient été recrutés par le FBI pour livrer des renseignements sur leurs pairs. Le processus de recrutement est des plus simples : les agents fédéraux montent un dossier contre leur cible, et le menacent de passer quelques années en prison s’il n’accepte pas de collaborer. « Etant donné les peines sévères encourues et la relative inexpérience que beaucoup de hackers ont avec la loi, ils sont plutôt sensibles à l’intimidation« , raconte Corley.

Lorsqu’ils sont recrutés, les hackers sont les yeux et les oreilles du FBI. Ils participent aux forums privés des hackers pour glaner des informations, ou vont jusqu’à proposer leurs propres services (par exemple de vol de numéros de cartes bancaires) pour tendre un piège aux fraudeurs qui seront arrêtés par les autorités. 

A titre d’illustration, on se souvient que Sabu, un hacker membre du collectif LulzSec, avait permis le démantèlement du groupe en collaborant avec le groupe, après sa propre arrestation. Devenu informateur du FBI, l’homme a bénéficié d’une certaine clémence dans l’organisation de son procès et devrait facilement négocier sa peine avec le bureaux du procureur. Sa sentence doit être prononcée le 22 février 2013.

La tactique du FBI sert un double intérêt. Non seulement elle lui permet de surveiller très étroitement l’activité des hackers aux Etats-Unis ; mais elle fait aussi régner un véritable climat de défiance chez les groupes de hackers. Comment organiser des opérations d’ampleur exigeant une collaboration entre pirates informatiques, lorsque l’on se demande sans cesse lequel d’entre eux est un traître ?

En France, le hacker Jean-Bernard Condat avait créé en 1989 la branche française du Chaos Computer Club… à la demande de la DST (les services de renseignement de l’époque), qui utilisait le groupe pour surveiller et mieux comprendre les acteurs du piratage informatique. Mais l’ampleur du phénomène pourrait être plus étendue que l’on ne l’imagine.

Sources : The Guardian / Numérama /Le Journal du Siècle



Catégories :Anonymous, Etats-Unis, FBI, Hackers

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10 réponses

  1. La culture souche du hack est éloignée de tout cela. Mais elle s’éloigne dans le temps (années 55/65 aux US). Le Hack par sa puissance ne peut dévier de sa culture initiale sans de très grands dangers. Il est opportun aujourd’hui que les hackers fassent du ménage dans leurs rangs et c’est par cette culture initiale qu’ils peuvent le faire. Ils doivent se structurer comme d’autres grands groupes internationnaux et ainsi limiter les infiltrations et quand elles existent les repérer parfaitement. Je sais que ce n’est pas leur souhait de départ (toujours très présent) car il est aussi très fort dans leur culture d’être totalement libre. Ainsi au lieu de voir là une atteinte notoire à leur liberté d’être, il doivent y voir au contraire l’assurance de maintenir leur liberté, leur sécurité physique et intellectuelle, et la continuité ou le retour d’une meilleure confiance entre pairs.
    Il est, pour moi, inadmissible qu’un hacker soit détourné de la culture du hack (qui n’est pas celle du piratage) ou qu’il choisisse parce qu’il est vénal de s’introduire délibérement dans de l’espionnage.
    Les hackers de tout âge doivent acquérir de la connaissance comme ils ont lu et écrit du code.
    Ils ont dans leurs mains l’une des plus belles cultures qui ait été inventée par l’humain en transversalité des codes arrogants et de division qui sont quasi majoritaires.
    Sans les nommer, je les invite à s’inspirer de ces grands groupes mondiaux et séculaires qui perdurent aujourd’hui (jamais et nulle part apparentés ou directement sectaires) et qui, tout en connaissant parfaitement les arcanes des systèmes de sécurité internationaux sont plus puissants qu’eux.

  2. ils n’arrêterons jamais la révolution sur le web 🙂

  3. Ton professeur , ton potes , ton meilleurs ami, un tes parents sous couverture d’un emploi normal, un ami d’ un reseau sociaux ( surtout FB) ,banquier, policier, le boulanger du coin, un agent de nettoyage, la femme de ménage bref monsieur tout le monde peu être des infiltrés … ces gens ordinaire , on bien souvent des vie des plus ordinaire, comme monsieur et madame tout le monde donc au jour d’aujourd’hui faut faire confiance à personne et dire le moins possible le cas échéant…

  4. Et puis les amalgames du mot hackeurs de la part de certains médias sont aussi ridicule que la source de la nouvelle qui date pas d’hier… déjà qu’ils apprennent la définition du mot hackeur que de les désignés comme des personnages terroristes ou voleur car c’est loin d’être ça , le vraie sens du hackeur et sa mission!!

  5. Les Anonymous ne sont pas compromis, mais comme partout il y a des infiltrations. Il faut être vigilent.

  6. Les Anonymous seraient-ils déjà compromis ?

    • c’est pas une nouvelle ça lol mais je pense que ceux qui se font prendre c’est les moins bon , donc les meilleurs reste dehors donc pas d’inquiétude pour l’avenir hakeur !!! lol

  7. Que les hackers infiltrent en sens inverse le FBI et de savoir qui tient qui est quasi impossible !

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