La dette grecque atteindra 170% du PIB en fin d’année

L’Eurogroupe se réunit ce mardi à Bruxelles pour décider du versement de 44 milliards d’euros à la Grèce. Le débat sur un troisième plan de soutien est ouvert. Le FMI critique la stratégie européenne.

La Grèce est au menu d’une réunion exceptionnelle de l’Eurogroupe, ce mardi, à Bruxelles. Ce rendez-vous s’annonce tendu sur la forme comme sur le fond, car la facture ne cesse de s’alourdir pour la zone euro. Les ministres des Finances doivent décider de débloquer, d’un coup, trois tranches d’aide en faveur de la Grèce pour un montant total de 44 milliards d’euros.

Ils doivent également s’entendre sur le mode de financement d’un «trou» de 31,5 milliards d’euros apparu après la décision prise mi-novembre d’allonger de deux ans le délai de réduction de déficits publics grecs. Il s’agit d’un troisième plan d’aide qui ne dit pas encore son nom.

Au-delà de ces chiffres qui donnent le tournis, c’est toute la stratégie d’aide à Athènes qui est remise en question. La Grèce, dont l’économie ne se redresse pas, serait-elle devenue un puits sans fond dans lequel la zone euro risque de sombrer ?

N’est-il pas temps de songer à employer les grands moyens, c’est-à-dire d’effacer une bonne partie de la dette grecque, aujourd’hui détenue à 70 % par les États de la zone euro, le FMI et la BCE?

L’enjeu de la discussion est si lourd que la directrice du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a abrégé sa tournée en Asie pour être présente à Bruxelles. Après avoir été clément, le FMI durcit le ton. Le Fonds critique la vision à court terme des Européens, qui règlent la facture grecque à coups de chèques signés dans la douleur, après des psychodrames au Bundestag. Christine Lagarde exige une stratégie de long terme, non pas pour la beauté du geste, mais parce que les statuts du Fonds lui interdisent de continuer à prêter à un pays dont la dette n’est pas soutenable.

Malgré deux plans d’aide de 230 milliards d’euros, 107 milliards d’euros d’effacement de dette privée, un délai de deux ans accordé pour réduire les déficits, la dette de la Grèce s’élève toujours à 287 milliards d’euros, soit 150 % du PIB. Si l’on ajoute à cette somme une nouvelle tranche de prêts de 44 milliards d’euros, l’endettement grec atteindra, en fin d’année 2012, 170 % du PIB, soit le même niveau qu’avant l’effacement de dette privée du printemps 2012.

Les projections du ministère des Finances à l’occasion du vote du budget 2013 ne sont guère plus optimistes: la dette grecque dépassera 190 % du PIB en 2014. L’objectif du FMI de réduire la dette à 120 % du PIB en 2020 – le niveau actuel de l’Italie – semble d’ores et déjà hors d’atteinte.

Sources :  Le Figaro / Le Journal du Siècle



Catégories :Dette, Euro, Europe, Grèce

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2 réponses

  1. Je pense que le people grecque n’est pas derrière son gouvernement, il s’attaque à l’Allemagne et à tout étranger en Grèce, tant que les mentalités vont pas changer dans ce pays je pense qu’il faut que le peuple et son gouvernement changent de mentalité avant une autre aide qui ne sera que peine perdue.

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