Le maire de Sevran campe devant le Parlement pour sauver sa ville endettée

Le maire de Sevran campe devant le Parlement pour sauver sa ville endettée

Des revenus faibles, un taux de chômage élevé, un budget insuffisant… Afin de se faire entendre de l’Etat, Stéphane Gatignon s’est installé face au Parlement.

Sevran (Seine-Saint-Denis) est une ville exsangue dont le maire, Stéphane Gatignon (EELV) a commencé, vendredi 9 novembre, une grève de la faim afin d’obtenir une aide de l’Etat pour obtenir un budget « digne de ce nom ». Il réclame exceptionnellement 5 millions d’euros supplémentaires au nom de la DSU (dotation de solidarité urbaine) pour 2013, sans quoi il risque de devoir « mettre la clé sous la porte ». 

Avec des sources de revenus limitées et un taux de chômage élevé, la ville cumule les handicaps. Son budget était de 69 millions d’euros en 2011. .La ville dispose de recettes de fonctionnement inférieures de 40% aux villes de sa strate (30 millions d’euros) et dépense environ 27% de moins (20 millions d’euros) selon la mairie. Un bon élève qui n’est pas récompensé de ses efforts en somme. 

Fatigué d’alerter dans le vide et afin de lutter contre ces inégalités, Stéphane Gatignon a choisi de faire une grève de la faim, comme le montre une lettre publiée sur le site de la mairie. « Assez d’iniquité ! Assez d’hypocrisie ! », crie le maire désespéré, qui voit dans cette action « son devoir » et un moyen de se « battre pour la dignité » de sa ville.

 

Une tente devant le Palais Bourbon

Il dénonce un combat annuel vieux de « plus de dix ans » pour que sa « commune ait un budget digne de ce nom » et faire reculer « le ghetto qui nous menace ». Le maire s’est installé dans une tente face au Palais Bourbon, rapporte « Le Parisien », avec une banderole sur laquelle on peut lire : « Les budgets des communes pauvres ont besoin de solidarité face à la crise ». 

La ville a été fortement touchée par la désindustrialisation des années 1980 et 1990. Les chiffres clefs montrent les difficultés qu’elle traverse :

  • Son « potentiel financier », indicateur des ressources potentielles d’une collectivité notifié à chaque commune par l’administration, est de 847 euros par habitant, contre 1.241 en moyenne soit 47% de moins que pour les villes de même taille.
  • L’indice de développement humain 2 (IDH2), calculé par la Région qui prend en compte des données liées à la santé, à l’éducation, et au niveau de vie d’un territoire, s’élève à 0,38 à Sevran, contre 0,39 pour la Seine-Saint-Denis et 0,57 pour l’Ile-de-France.
  • Le taux de chômage est largement supérieur à la moyenne nationale et touche 16% des Sevranais et 40% des jeunes, d’après la mairie.
  • Les entreprises ne reviennent pas dans cet ancien bassin industriel (seulement deux installations de sociétés en deux ans), alors que la population a doublé en moins de 15 ans avant la crise des années 80 (passant selon l’Insee de 20.253 à 41.809 habitants entre 1968 et 1982). Aujourd’hui, elle est estimée à 51.000 habitants.

Sources : Le Parisien / Le Nouvel Obs / Le Journal du Siècle



Catégories :EELV, Stéphane Gatignon

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1 réponse

  1. Population inenployable, insécurité,subventions importantes aux associations « amies » (musulmanes entre autres) …
    Mais je croyais que les verts étaient contre la nation, donc pas de solidarité, qu’ils aillent demander à M. Barosso !
    Sinon souvenons-nous du sort fait à Toulon.

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