Le marché immobilier s’enfonce dans la crise

Le marché immobilier s’enfonce dans la crise

La chute des ventes entamée depuis janvier, pourrait contraindre les vendeurs à consentir d’importants rabais au cours des prochains mois.

Coup de froid sur le marché immobilier. Les experts et professionnels du marché sont unanimes : la crise immobilière, à laquelle la France avait jusqu’ici réussi à échapper, est en train de rattraper l’Hexagone. Depuis janvier, les ventes de logements ont plongé de 20%, voire même de 40 à 50% dans les zones les plus reculées. « A ce rythme, le seuil des 650.000 transactions ne devrait pas être franchi fin 2012, un des niveaux les plus bas observés depuis vingt ans« , précise Pierre Bazaille, président de l’Institut notarial de l’immobilier.

Mois après mois, les signes de blocage n’ont, en effet, cessé de se multiplier. « L’inexorable montée du chômage et la cure d’austérité imposée par le gouvernement, contraignent nombre d’acheteurs à repousser leur projet d’acquisition », note Bernard Cadeau, président du réseau Orpi. Sans compter, que les banquiers, de plus en plus regardants, ne financent plus que les très bons dossiers : depuis janvier, le montant des prêts immobiliers distribués a plongé de 30,5%, selon le dernier Observatoire du Crédit Logement/CSA .

L’entêtement de nombreux vendeurs, qui se refusent encore à lâcher du lest, contribue, aussi à bloquer les ventes. Conséquence : de plus en plus de biens traînent dans les vitrines des agences. Dans le réseau Orpi, le délai de vente moyen atteint aujourd’hui 100 jours, soit 20 de plus qu’il y a un an. Et sur certains marchés ruraux, des biens sont en vente depuis six mois à un an.

Ce coup de froid commence, malgré tout, à peser sur les prix. Sur un an, les tarifs des appartements anciens ont ainsi reculé à Caen (-9,6%), Strasbourg (-7,3%), Rouen (-6,9%) ou encore Limoges (-4,5%), selon les dernières statistiques des Notaires. Côté maisons, les premières fissures sont aussi visibles sur nombre de marchés locaux : Metz (-8,2%), Le Havre (-5,6%), Nancy (-4,5%), Brest (-4,1%)…

Même la pierre parisienne commence à montrer des signes de faiblesse. « Les biens, dont les prix sont manifestement surévalués, ne se vendent plus. Surtout s’ils nécessitent des travaux », observe Gilles de Bourgies, président de la Fnaim Ile-de-France. Dans le quartier pourtant prisé de Montmartre, nombre d’appartements vétustes et avec vue sur cour, ne trouvent pas preneur dès lors qu’ils sont affichés à plus de 8400 euros le mètre carré…

Le décrochage pourrait encore s’accélérer l’an prochain. Prudents, comme à l’habitude, les Notaires tablent sur un repli moyen des prix de 10% sur la période 2012- 2013. D’autres experts se montrent toutefois bien plus pessimistes : « au cours des dix-huit prochains mois, les tarifs des logements pourraient encore chuter de 20% dans les métropoles régionales, et même de 40% sur certains marchés locaux où il n’y a absolument plus de demande », ose Jean-Michel Ciuch, directeur général d’Immogroup Consulting.

Sources : Capital / Histoire de la Fin de la Croissance / Le Journal du Siècle



Catégories :France, Immobilier

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2 réponses

Rétroliens

  1. 2013 sera une année difficile pour l’immobilier « Le Journal du Siècle
  2. Constructions immobilières au ralenti, une année noir s’annonce pour 2013 | patty69150358

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