Du rêve américain à la faillite : l’exemple de la ville de Stockton

Du rêve américain à la faillite : l’exemple de la ville de Stockton

Jadis cité florissante née de la Ruée vers l’or, la ville californienne de Stockton a été poussée à la faillite. Elle est devenue un symbole de la crise économique et des excès de la finance aux Etats-Unis.

Nichée à une centaine de kilomètres à l’est de San Francisco, Stockton était au XIXe siècle un point de mire pour les mineurs rêvant de faire fortune dans le Far West. La crise économique de 2008 a ouvert une page plus sombre de l’histoire de cette ville de 300 000 habitants, devenue début juillet la plus grosse municipalité américaine à se déclarer en faillite.

Ce pôle agricole a été mis à terre par les coûts croissants des retraites pour les employés municipaux, des projets d’urbanisme entamés en des temps meilleurs et la crise des prêts immobiliers à risque, qui a entraîné quantité de saisies. Incapable de combler son déficit, la ville a dû tailler dans les dépenses de services essentiels comme la police et les pompiers, explique Connie Cochran, porte-parole de la mairie. « Nous avons dû nous y résoudre, afin de protéger la santé et le bien-être de notre ville », explique-t-elle pour justifier la mise en faillite. Cette année, le trou est de 26 millions de dollars, sur un budget total de 521 millions.

Fièvre dépensière

Les déboires de Stockton sont loin d’être un cas isolé. De nombreuses municipalités de Californie (qui si elle était un pays, serait la huitième puissance mondiale) sont étranglées financièrement. Le cas de Stockton est suivi de près par ces municipalités qui cherchent à savoir si la faillite n’est finalement pas une solution.

Envahie au début des années 2000 par des personnes cherchant à devenir propriétaires dans une région plus abordable que la baie de San Francisco, Stockton n’était pas censée en arriver là.

Mais cette période faste s’est accompagnée d’une fièvre dépensière de la municipalité, qui s’est lancée dans de vastes projets comme la rénovation de la promenade le long des canaux ou un nouveau complexe sportif.

La ville a aussi accordé de généreux avantages sociaux à ses employés : un retraité de la mairie qui a travaillé à temps plein, même quelques semaines, bénéficie de la gratuité à vie de sa couverture santé. La ville envisage dorénavant de mettre un terme à cet avantage. Mais pas question de toucher aux pensions de retraite, pourtant l’un des postes de dépenses les plus coûteux.

Le financement de ces mesures n’avait pas été prévu. « On ne trouve aucune trace d’une quelconque étude montrant comment on va financer cela », se désole Connie Cochran. Quand la crise est arrivée est donc venu le temps des désillusions. La municipalité est maintenant exsangue, le taux de chômage tutoie les 20 % et la ville se classe deuxième du pays au niveau du taux de saisies immobilières.

Sources : Républicain-Lorrain / Le Journal du Siècle



Catégories :Californie, Etats-Unis, Finance

Tags:, , , , , ,

1 réponse

  1. le Détroit est pire ,combien de villes Américaine sont en faillite elles ne peuvent plus subvenir ,ni aux ramassages des ordures ,de la police ,des routes ,mais nous demain ,personnes ne veut voir la réalité ,en 50 ans nous avons perdu les 3/4 des métiers nous sommes devenus des distributeurs de camelotes chinoise ,oui mais quand tous nous pourrons plus acheter ce qui arrive les chinois seront en faillite voila pourquoi la troisième guerre est inévitable

Qu'en pensez-vous ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :