Général Motors a poussé Peugeot PSA à renoncer à son 2ème marché mondial, l’Iran

A priori, la décision répond à des raisons géopolitiques, sous la pression de General Motors. PSA, dont le partenaire américain a pris 7 % du capital, doit désormais veiller à ne pas enfreindre les sanctions américaines sur l’Iran. Peugeot a ainsi stoppé net ses exportations en Iran fin février, au moment précis où PSA signait son alliance avec General Motors. Pour Peugeot, l’Iran est un marché très important : c’est 21 % des volumes de la marque, le deuxième marché mondial pour Peugeot.

Un déboire majeur pour PSA qui n’a encore jamais été mentionné dans aucun média français, mais que révèle à l’antenne Jean-Pierre Mercier délégué CGT face à "l’expert" dument mandaté, est la décision (politique) de cesser toute relation commerciale avec l’Iran, principal partenaire de Peugeot à l’exportation, + 20% de son chiffre d’affaires et un marché très bénéficiaire.

La raison de ce revirement de la politique du groupe PSA est l’entrée de Général Motors au capital du groupe français, lequel GM est sous l’influence directe de l’UANI (united against nuclear Iran) dirigé par des néo-cons qui entendent bloquer tout commerce avec l’Iran (Faits&Documents No339)

Extraits complets de Faits&Documents (http://faitsetdocuments.com/)

No339 de juillet 2012 Les États-Unis veulent briser Peugeot
Comme nous l’avions malheureusement prévu (F&D 334), Peugeot vient d’être contraint par son nouvel actionnaire américain, Général Motors, véritable cheval de Troie des services américains au sein de l’un des derniers fleurons industriels français, à abandonner totalement son marché le plus prometteur, l’Iran, où la firme détenait 30 % du marché des ventes automobiles (soit 22 % de son chiffre d’affaires).

Depuis février, aucune pièce détachée n’a été fournie à son partenaire Iran Khodro. Les chaînes de montage en Iran sont donc à l’arrêt et, du même coup en France, l’usine de Vesoul a mis ses ouvriers en chômage technique depuis janvier. Derrière GM, c’est évidemment le lobby United Againts Nuclear Iran (UANI), fortement pénétré par les néocons ultrasionistes américains et les services secrets qui est à la manoeuvre.

Les fondateurs de l’UANI sont l’ancien directeur de la CIA James Woolsey, Richard Holbrooke, gauleiter américain en Afghanistan et au Pakistan, Dennis Ross, principal négociateur américain du « processus de paix (sic) israélo-palestinien », et son actuel directeur Mark Wallace, marié à la directrice de la communication de George Bush et principale conseillère de John Mc Cain lors de la campagne de 2008. Sa présidente, Kristen Silverberg, fut ambassadrice des États-Unis auprès de l’Union européenne durant l’ère Bush.

Quant au coordinateur de l’UANI pour l’Europe, il s’agit d’August Hanning, chef des services secrets allemands (BND) de 1998 à 2005. On peut encore ajouter quelques membres du conseil d’administration comme Meir Dagan, directeur du Mossad de 2002 à 2010, Henry Sokolski, conseiller de la CIA en 1995-1996, et même l’Espagnole Ana Palacio, membre du Bilderberg Group et du club Le Siècle, directrice internationale et marketing d’Areva. Sous couvert de lutte contre le nucléaire iranien, on se retrouve donc dans un exemple classique de guerre économique France/États-Unis… évidemment jamais évoqué par les médias français.

No334 avril 2012 : Général Motors est le nouveau cheval de Troie américain à l’intérieur de PSA Peugeot, dont la société américaine détient 7 %. Alors même que Peugeot est le premier vendeur de voitures en Iran (via sa filiale Iran Kohdro) et que l’Iran constitue son second marché (458 000 véhicules en 2011), GM tente de lui interdire tout commerce. Mieux, 275 millions d’euros, versés par l’Iran en contrepartie de moteurs et de pièces de voitures, sont actuellement bloqués sur le compte parisien de la banque Tejarat, GM exerçant des pressions sur la direction de PSA pour qu’elle ne récupère pas cet argent.

Source : BFM Business / Faits & Documents / Agoravox



Catégories :Embargo, Etats-Unis, France, Iran, PSA

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  1. Général Motors a poussé Peugeot PSA à renoncer à son 2ème marché mondial, l’Iran | CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION FRANCAIS

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